Magnifique trip en vidéo, du bonheur en boîte. Perso, j'adore...


Edit :: vu qu'apparemment, le partage de la vidéo bug sur Zapiks, voilà le lien direct, okazou :)
http://www.zapiks.fr/Get-Out.html


"Hey dude where is the lift ?" Aurait aussi pu être le titre de ce petit film de backcountry. En fait, comment réconcilier le freestyle moderne avec la montagne sauvage ?
Ca fait longtemps que je fais des expés dans des refuges perdus, et cette année j'ai décidé d'en faire un petit film. Pour montrer aux riders qu'on peut lâcher son park de temps en temps... la montagne est grande, elle n'attend que toi. Y'a le "backcountry" de bord de piste, et y'a le backcountry quand tu ne remontes qu'à la force de tes pattes dans un décor vierge.

Le pitch : 1 refuge, 3 riders et 2 caméramen, que j'ai emmenés dans mon jardin secret. 4 jours hors du temps. Les riders : Hidde Hageman le saisonier hollandais des 2 alpes, Yoann Andre le skieur des alpes du sud, et moi même (nous devions être d'avantage mais les désistements de dernière minute ont été nombreuxs). A part moi personne n'avait été dans un refuge l'hiver, et chacun est reparti avec une expérience inoubliable.

Ici pas d'hélico, pas de skidoo, pas de tirecul. Seulement des combes et des lips à perte de vue. Pas d'électricité non plus, pas d'eau courante, pas de réseau. Tout devient différent. Trouver, shaper et rider un seul spot te prend la journée. Tu passes ton temps à crapahuter. Des kms de bandes pour quelques tricks replaqués. Et encore. Départ le 13 mars avec un faible risque d'avalanche, le temps est beau mais la neige soufflée. Où elle n'a pas crouté elle a transformé au soleil. Quand on replaque on rebondit sur la couche dure de dessous et les têtes-pieds s'enchainent. Attention, vous ne verrez pas de cab9 dans ce film. Par contre, une atmosphère unique, ça oui.A ceux qui diront "ouaaa mais y'a pas de gros tricks replaqués" je répondrais qu'on est pas les meilleurs riders, et que vous avez qu'à aller les plaquer vous même, ce ne sont pas les spots qui manquent.

L'envers du décor? Le 5ème jour et ses 3 heures de montée intenses avec tout le bordel sur le dos pour rejoindre la civilisation. La neige fondue, aussi, et le froid malgré les demi-douzaines de couvertures.

Texte: Jérôme Tanon alias Djé